31 juillet 2006

Joyeux anniversaire maman!


C'est aujourd'hui, le 30 juillet, l'anniversaire de ma maman d'amour.

Désolé de n'avoir pu te parler maman, j'espère que tu étais partie t'éclater à quelque part avec ton chum ou encore couchée dans le gazon en train de contempler le ciel. Comme j'ai lu à quelque part récemment:
Il ne faut pas compter les chandelles, il faut compter les opportunités que nous apportent nos années d'expérience.

On a pensé à toi très fort aujourd'hui et Nancy, les enfants et moi t'envoyons plein de beaux baisers et de câlins.

On t'aime!

30 juillet 2006

Style soleil

Je me suis bien amusé ce soir, je me suis laissé aller dans le style et les couleurs.

Je trouvais ce modèle particulièrement approprié: Québec bleu et Névada orangé, avec un soleil au milieu. Vous remarquerez que maintenant, le texte change selon le nombre de commentaires, zéro, un ou plusieurs. Rassurez-vous, je n'ai rien inventé, j'ai tout copié et ajusté à ma taille... Si vous voyez des bugs d'affichage, laissez-moi une note.

Enfin, vous me direz comment vous aimez le nouveau look de Q->LV! Moi je suis assez content du résultat! :)

29 juillet 2006

Le cirque, le cirque!


Depuis que j'ai commencé ce blogue, je pense que j'ai n'ai pas dû parler du cirque plus de deux ou trois fois. Je me suis rendu compte de ça hier en parlant de mon angle d'approche.

J'ai un angle, nous sommes partis à l'aventure à Las Vegas et ce pour une raison bien particulière: Nancy est artiste au Cirque du Soleil!

Le Cirque, c'est un bastion d'entreprise québécoise, pas aussi gros que Jean Coutu ou Alimentation Couche-Tard, mais quand même de la même trempe que des compagnies de chez-nous comme Pomerleau (constructeur du 1000 de la Gauchetière, de la Fabrique et de l'aéroport de Dorval), Astral Média et la Banque Laurentienne. (source: Les Affaires)

Oui oui, le Cirque du soleil c'est un gros succès financier, tout le monde le sait.

Mais le Cirque du Soleil, c'est aussi le rêve et la magie, l'irréel en chair et en os, le nirvana pour un athlète et l'apothéose pour un spectateur. Qui a jamais vu une performance du Cirque et en a été déçu? Même les spectacles moins populaires ou moins accessibles réussissent quand même à charmer des publics aux yeux ronds et à la bouche en "O".

Ici à Las Vegas, tout a commencé à l'hôtel Treasure Island avec le grandiose Mystère il y a de cela une douzaine d'années. C'était si différent et si spectaculaire que la chaîne d'hôtels MGM-Mirage en a tout de suite voulu plus. Se sont succédés alors:
Oui oui, le Cirque du Soleil c'est de bien beaux spectacles, tout le monde le sait.

C'est tellement gros et beau, tellement médiatisé que tout le monde sait tout à propos du Cirque du Soleil...

Hmm, attendez, peut-être pas tout...

Parmi les artistes, qui sont les plus grandes vedettes au Cirque en ce moment?
Comment ça se passe dans la costumerie pendant les spectacles?
Ça fait quoi dans la vie un directeur artistique? Un directeur technique?
Comment les artistes supportent-ils une carrière de plus de cinq ans?
Les musiciens du Cirque, à quoi aspirent-ils?

Ne diriez-vous pas que nous sommes aux premières loges pour répondre à toutes ces questions? Je vais tenter ça pour vous chers lecteurs, je vais devenir le chroniqueur des coulisses de cette entreprise de charme et de mystère!!

Voilà un travail qui va me tenir bien occupé et vous aussi. Faites vos demandes! Rien n'est trop gros si vous êtes patients! ;)

28 juillet 2006

On voudra tous être populaire


Je me suis inscrit à BoosterBlog parce que j'avais ce soir la forte envie de devenir une star du blogue, un incontournable de la scène québécoise du média écrit! Le Elton John du carnet!

C'est tout un trip que de se partir un journal personnel public. Au début, on se demande qu'est-ce qu'on va bien pouvoir écrire là-dedans, qu'est-ce que je peux bien avoir de si intéressant à dire que les millions d'autres bloggeurs n'ont pas déjà dit. On y pense, on fait des essais, des erreurs, on efface et on recommence jusqu'à ce qu'on ait trouvé un angle, le petit quelque chose qui nous distingue et qui nous fait souhaiter que les autres vont vouloir venir voir, lire un peu, peut-être aimer ça et revenir. Si on est chanceux, on se retrouve avec quelques réguliers qui laissent quelques petits commentaires ici et là. Si on est VRAIMENT chanceux, ces réguliers nous font de la publicité ce qui amène plus de trafic, plus de réguliers, plus de commentaires et ainsi de suite jusqu'à ce que toute la ville, la province et même la francophonie nous lisent!! Après viennent les articles de journeaux et de revues, les entrevues avec Paul Arcand et à Tout le monde en parle, les contrats de livres, les scénarios de films...

Euh, bon, j'ai encore perdu la ligne entre la réalité et la fiction. On dirait que ça m'arrive plus souvent ces temps-ci, ça doit être le syndrome de Vegas, comme le syndrome de Jérusalem dans la ville sainte.

Ah, j'ai retrouvé la ligne réalité-fiction, je pense qu'elle se situe juste avant la phrase qui commence par "si on est VRAIMENT chanceux...". Mais bon sang, est-ce seulement ça, une question de chance? J'avais une discussion à cet effet avec Nancy l'autre soir sur ce qui distingue les gens qui ont connu une grande popularité versus les autres qui restent nés pour un petit pain. J'argumente que la chance a beaucoup à y voir, ne diriez-vous pas?

On dit aussi parfois qu'il faut savoir créer sa chance et c'est probablement vrai. Certains ont des aptitudes pour se mettre dans des situations favorables, pour toujours se montrer sous une lumière positive. Mais quelles aptitudes? Que faut-il? Du talent? C'est un peu vague comme terme. Du dynamisme, de l'entregent, une bonne dose d'intelligence et de charisme? Sûrement, mais je connais plein de gens qui ont tout ça et qui n'ont jamais connu la popularité.

De toute façon, est-ce si important tout cela? Dans mon for intérieur je suis convaincu que non. Par contre, je reconnais l'impulsion en moi (et j'en suis sûr, en chacun d'entre vous) pour augmenter ma cote de popularité, être bien vu dans la société, respecté et reconnu. Ça aura beau être de la fiction, je m'en fous, on appelle ça rêver et ça fait du bien...

Alors je rêve encore...

Bonne nuit Québec, bonne nuit Paul Arcand, bonne nuit Guy A. Lepage...

Bonne nuit Sam, bonne nuit Pounne, bonne nuit Nancy. Je me réjouis car avec ces trois-là, je suis toujours populaire!

26 juillet 2006

Voici Greg

Je sais que ce billet aura l'air tiré tout droit des pires clichés de films d'Hollywood des années '80 mais je peux vous assurer que tous les faits ici relatés sont véridiques et tirés de conversations qui ont eu lieu depuis quelques semaines.

J'ai fait la connaissance dès mon premier jour de travail de Greg, un employé de la compagnie cousine de Pixman à Las Vegas. Greg a 27 ans, grand et beau bonhomme de 6pi 2po, 210 lbs tout en muscles, les dents parfaites et la mine sympathique. C'est vrai qu'il est gentil Greg, il parle candidement, raconte toutes ses histoires et mésaventures, aime la comédie d'Ali G, mange bien, s'entraîne au gym, aime les animaux. Il ne semble pas avoir une once de méchanceté en lui.

Mais lorsque l'on discute avec Greg, on ne tarde pas à s'étonner de sa vie rocambolesque. Ce personnage peu banal s'est construit une vie qui à elle seule pourrait être l'objet d'un blogue tout entier. Comme je soupçonne qu'il n'écrit pas beaucoup, je vais devoir faire mon devoir de citoyen et rendre publiques ses aventures pour le bénéfice de tous. J'espère que vous apprécierez autant que moi la couleur et la texture de mon nouvel ami Greg.

Avant d'entrer dans les histoires, je me propose aujourd'hui de vous donner un peu de matériel de fond sur sa vie, un vrac de faits et d'événements qui m'ont aidé à dresser son portrait. Vous me direz ce que vous en pensez.
  • Greg n'est pas marié, il sort avec une danseuse de club de gentlemen. Il dit qu'il n'a pas de plan pour avoir un jour des enfants.
  • Greg n'a pas un sou, il travaille à commission comme vendeur de services, une tâche difficile qui ne semble pas lui rapporter bien gros.
  • Greg vient de Chicago, il ne m'a pas encore dit pourquoi il est venu s'installer à Las Vegas.
  • Greg aime le Canada parce que la marie-jeanne est décriminalisée (ou en voie de l'être, ou en voie de ne plus l'être, je ne sais plus). Si les États-Unis étaient aussi cools que le Canada, il n'aurait pas besoin de s'en faire autant avec les multiples plants qu'il cultive dans son appartement.
  • Greg a le pouce vert, qu'il dit, mais ne consomme pas. La raison: son ami venu fêter chez lui il y a quelques semaines est mort sur son divan d'une overdose de je ne sais pas quoi mêlée à probablement 20 onces de Vodka! Cette histoire lui aurait fait l'effet d'une douche froide, il aurait pris conscience qu'il doit changer sa vie.
  • Greg conduit une voiture de 25 000$, financée en grande partie mais pas pour longtemps puisque qu'il n'a pas fait de paiement depuis au moins quatre mois. Il s'attend à une saisie d'un jour à l'autre et se cherche donc une bagnole usagée.
  • Greg convoite la voiture de sa blonde, une Mustang décapotable qui est sortie de la route la semaine dernière mais n'a pas souffert. La raison du déraillement: la blonde en question avait pris un ou trois verres de trop et rentrait chez elle après la fête. Je soupçonne qu'elle a vu deux sorties et aura pris la mauvaise.
  • Greg n'était pas content l'autre jour lorsque la compagnie de remorquage qui devait enlever la Mustang du tas de pierres sur lequel elle s'était échue n'est pas venue à temps et que la patrouille de police de l'autoroute l'a emmenée à la fourrière. Pas content du tout.
  • Greg a encore pas mal de famille à Chicago: son oncle traite avec des colombiens et ramène au pays des kilos de cocaïne. Le reste de sa famille, papa, oncles et cousins, s'occupent de liquider la marchandise sur la rue.
  • Sachant que je suis Canadien, donc libéral et ouvert d'esprit, Greg m'a apporté au bureau un biscuit spécial qui ne sent pas la cassonnade ni la pâte d'amande. Son ami le lui aurait donné mais puisqu'il est un nouvel homme, il préférait le refiler à quelqu'un d'autre. Je l'ai mis au congélateur en attendant de décider quoi faire avec...
  • Un autre Canadien qu'il a connu était l'ex de sa blonde, un arnaqueur et voleur d'identité qui était recherché par la GRC et le FBI. Pour éviter qu'il ne rode trop près de sa vie et de sa blonde, il l'aurait tabassé dans sa voiture un soir et ne l'a pas revu depuis.
  • Greg s'est mis dans la tête de devenir riche avec le web et a démarré son propre site: GlobalPlaytime. C'est essentiellement un répertoire pour les escortes qui peuvent placer leur annonce gratuitement sur son site, à condition de lui faire de la publicité.
Alors, que pensez-vous de Greg? Il est vrai ce type ou pas? Est-ce le gars est en train de me monter un bateau juste pour être intéressant? Est-ce ça Vegas vous croyez? Je suis curieux d'entendre vos théories et réactions à son sujet.

En attendant, je vous promets de vous raconter ses histoires à mesure que je les entends. C'est trop irréel!

En passant, il ne s'appelle pas Greg... je ne sais pas trop pourquoi j'essaie de protéger son identité...

25 juillet 2006

Sundried knuckles

Pesant le pour et le contre lorsque nous étions confrontés au choix de venir travailler à Las Vegas, un facteur qui pesait fort dans ma balance personnelle était, vous le savez déjà, la possibilité de faire de la moto dans le désert.

Ce n'est pas encore fait. Les horaires sont difficiles à marier, nos fins de semaine respectives ne coïncident jamais: samedi et dimanche pour moi, lundi et mardi pour Nancy. Cependant, la moto est déjà fort utile car elle me permet de me rendre au travail et même si techniquement j'ai les deux roues bien collées à la chaussée, je m'imagine quand même dans le désert. Oh, ce n'est pas difficile à imaginer: le soleil me cuit le visage et l'air, même s'il circule autour de moi à quelque cent km/h, est d'une chaleur étouffante. En plus, pour ne pas me faire cuire les bras et que la chair se décolle de l'os comme une cuisse de poulet bien cuite, je porte mon coupe-soleil: mon manteau d'hiver sans la doublure qui a l'effet secondaire d'être aussi un coupe-vent qui empêche du même coup la sueur de s'évaporer.

Je me suis acheté des lunettes de soleil parce que je m'étais assis sur les autres l'an dernier à Krizzle Camp, un grand bien car pour la première fois de ma vie, j'en ai vraiment besoin (j'ai toujours trouvé les lunettes de soleil accessoires au Québec). Ici, sans elles, je n'arrivais pas à voir la route tellement mes yeux étaient plissés et la visière de mon casque égratignée ne faisait qu'empirer le mal.

Un autre phénomène est en train de se produire: mes jointures sont en train de brûler, je prévois qu'il va aussi me falloir des gants. Avec un peu plus d'imagination, je pourrais presque penser que je suis encore au Québec avec mon manteau d'hiver et mes gants...

Mais non, je n'y arrive pas. Sur l'autoroute, bravant soleil, vent, lumière et automobilistes, je me sens comme en plein désert et lorsque qu'aucune voiture n'est à distance de m'entendre, je hurle à tut-tête: HEE-HAW!

22 juillet 2006

Q->LV (2) La route


Voici le deuxième chapitre de la déjà captivante série Quebec -> Las Vegas, dédiée à l'énumération des étrangetés rencontrées sur cette terre qu'est le sud-ouest américain.

On se souviendra que dans le premier épisode nous avions fait le tour des translations culturelles retrouvée dans la maison typique de Las Vegas. Évidemment, tout bon choc culturel est multidimensionnel et sur la route les bizarreries sont aussi nombreuses.

Les pitounes. Sur la 20 entre Québec et Montréal, il vous a sûrement été donné de passer sur les tests de peinture du ministère des transports. Voilà un concept qui est étranger aux Végassiens car il n'y a pas de lignes sur les rue et les autoroutes, il y a des pitounes et je ne parle pas du genre qu'on retrouve sur les trottoirs de St-Joseph ou St-Laurent. Les pitounes de Las Vegas sont des réflecteurs vissées ou collées sur l'asphalte qui agissent de séparateurs entre les voies et qui s'allument comme des lanternes sous l'éclairage des phares de voitures. Bien pensé et bien adapté à un pays où la charrue ne passe jamais.

Les noms. Au Québec, nous avons des rues, des avenues, des chemins, des routes, des boulevards et des autoroutes (6). À Las Vegas, pour désigner une rue, ils ont: street, avenue, drive, crescent, lane, parkway, road, way, place, boulevard, circle et highway (12). Presque tout ça m'apparaît interchangeable de surcroît, de quoi s'y perdre un peu...

L'orthogonalité. Si les noms portent à confusion, le quadrillage orthogonal des rue dans cette ville est quasiment parfait et aligné sur les méridiens par dessus le marché. Une fois qu'on a mémorisé les artères principales et trouvé le nord grâce au soleil qui n'est presque jamais caché, l'orientation ici est un jeu d'enfant. Rien à voir avec les spirales et dédales du vieux Québec et Montréal qui ont leur charme dans leur asymétrie mais qui peuvent faire apprendre à sacrer un touriste en quelques heures.

L'attitude. C'est l'Amérique ici, bébé, je peux faire ce que je veux! Monsieur le chauffeur, dès qu'il est sorti de son entrée en prenant bien soin d'éviter les petits enfants, devient Monsieur le Chauffard une fois sur l'autoroute. Comparé à cela, la Métropolitaine pendant l'heure de pointe
ressemble au sentier qui même à la maison de mère-grand. En moto, prudence, distance, et des yeux tout le tour de la tête, surtout en soirée et la nuit ou les fêtards n'hésitent pas à conduire, peu importe qu'il y ait une, deux ou trois pancartes "Welcome to Fabulous Las Vegas" devant eux.

Le pétrole. On a toujours de la difficulté à vraiment comprendre l'obsession américaine pour la consommation grandissante en pétrole et, du haut du globe dans notre Canada bien conscient de l'environnement, on ne s'imagine pas à quel point le problème est grave. Les VUS, camionnettes, minivans et autres gros véhicules pullulent et empestent les routes. Je vous jure que plus du deux tiers des véhicules sur la route sont énormes et conduits sans égard pour l'économie de carburant. Il faut le voir pour le croire. Heureusement, l'Irak sera là pour garder tous les réservoirs (et les grosses poches) bien pleins.

Le paysage. Imprenable.

20 juillet 2006

Je suis un Bright, et vous?

Depuis environ l'age de douze ans, j'ai amorcé un cheminement intellectuel qui m'a fait rejeter toute forme de mysticisme et de croyance surnaturelle. Je me souviens qu'au début de l'adolescence je commençais à refuser mon éducation catholique en questionnant des "vérités" qui ne m'apparaissaient pas si véridiques. Jeune adulte, je me suis donné l'épithète d'athée, n'arrivant pas à synthétiser l'ensemble des croyances religieuses du monde en un tout cohérent. Je me suis fait reprocher être inculte, de ne pas pouvoir comprendre, d'avoir une tête de cochon, de questionner l'inquestionnable. Je me suis même allé plus récemment jusqu'à à mettre en cause la santé mentale de notre espèce qui demeure depuis des temps immémoriaux envoutée par le charme de l'invisible et a réussi pendant des millénaires à se construire tout un système d'histoires, de récits et de paraboles devenu si complexe qu'il faut une vie pour l'étudier et fait perdre à ceux qui s'y aventurent le sens de la perspective.

Je me suis toujours senti seul dans cette idéologie. C'est tellement sacrilège et blasphématoire pour bien des gens que j'ai préféré dans bien des cas me taire et parfois même jouer la comédie, trahissant mes valeurs pour la reconnaissance de mes pairs.

En gros, ma vue du monde est dénuée de surnaturel et fermement basée sur la science, cette méthode qui nous permet d'étudier avec pragmatisme les phénomènes qui nous entourent. La science nous offre la possibilité de bâtir un nouveau système de valeurs et de croyances avec la différence qu'elles peuvent toutes être mises à l'épreuve et questionnées lorsque leur temps arrive. C'est la seule idéologie qui a du sens à mes yeux. Le reste n'est que dogme revêtu d'un caractère sacré qui rend hérétique toute démarche pour le remettre en question et dès lors inacceptable à mes yeux.

J'ai découvert que les gens qui partagent ce système de valeurs portent un nom: on les appelle les Brights.

Alors donc, je suis un Bright, et vous?

Le piano rouge


Qui n'a jamais entendu les accords martelés de "Crocodile Rock" ou encore siffloté "Rocket Man" en essayant d'en comprendre le double-sens?

Elton John est pour bien d'entre nous une légende vivante, un homme qui a innondé nos radios de ballades et de pièces rock à grand succès, un excentrique équilibré qui a charmé à la fois la culture gaie et la cour de Londres.

Elton John représente aussi pour moi mon entrée dans le monde de la musique rock à une époque où mon père, de son vivant, commençait à passer son savoir musical à ses garçons. Il nous a laissé avant de partir le disque Greatest Hits qui fut sans contredit le plus écouté en la demeure des Crépeault. Nous ne comprenions pas les paroles mais les chantions quand même, les fibres de nos petits êtres vibrant au son du piano, de la guitare basse et des percussions.

Je réfléchissais à tous ça hier quand les lumières se sont éteintes, seul dans la foule, heureux d'être libre de toute conversation et de pouvoir dévouer toute mon attention au spectacle. Après une modeste entrée en scène, le piano rouge dévoilé et les immense lettres E-L-T-O-N au néon allumées, les premières notes de "Bennie and the Jets" ont fracassé le silence et d'un élan quasi-mystique, la foule s'est levée pour acclamer le héros. Se sont ensuite enchaînées les bien connues "Philadelphia Freedom", "Believe" et "Daniel", et puis dans n'importe quel ordre les pièces "Rocket Man", "I Guess That's Why They Call it the Blues", "Answer in the Sky", "Tiny Dancer", "Don't Let The Sun Go Down on Me", "Candle in the Wind", "Pinball Wizard" de Pete Townsend (The Who), "The Bitch is Back", "I'm Still Standing", "Saturday Night's All Right" et finalement, en solo au piano, "Your Song" qui m'a fait frissoner et en redemander.

À 59 ans, il est certain que la prestation sur scène n'est pas aussi dynamique que dans le temps de "Captain Fantastic". Les déplacements et saluts après les pièces ont eu l'air quelque peu programmés et non vraiment ressentis. J'ai même parfois ressenti la nette impression que les tentatives de faire réagir la foule ne fonctionnaient pas toujours. L'audience n'est toutefois pas laissée à elle-même pour apprécier la musique qui est complémentée d'images projetées sur un écran de calibre Imax. La qualité artistique des clips est phénoménale et nous ramène bien souvent et très efficacement à l'ambiance des années 50, 60 et 70, à l'époque de Marilyn Monroe et de l'envolée de la carrière de Sir John. S'il était intéressant de voir des scènes jouées par des acteurs représentant le jeune Elton (Justin Timberlake) ou Norma Jean, j'ai trouvé l'ensemble du contenu bizarre, sexuel et fétichiste, comme un espèce de délire psychotropique qui aurait plus eu sa place dans une salle sombre et intime plutôt que dans l'amphithéâtre normalement occupé par Céline. Je suis resté après certains clips avec un goût étrange, incertain du sentiment qu'on a tenté de créer chez les spectateurs.

Mais tout ça ne m'a pas empêché d'apprécier le spectacle, et d'être ressorti avec la satisfaction d'avoir pu contempler sur scène ce monstre de la musique d'hier et d'aujourd'hui. Gros mercis à Nancy pour ce cadeau, tu ne te doutes pas de la valeur qu'il a eu pour moi.

18 juillet 2006

Ciel zébré, veston zébré


Hier soir, nous avons eu droit à un spectacle dans le ciel, un son et lumières démesuré au dessus des montagnes du désert. Un tourbillon d'air humide, dans sa hâte de venir nous rafraîchir la peau, est entré en collision avec la masse chaude et sèche qui planait au dessus de la ville depuis une semaine. Le résultat irréel nous a rempli les yeux de lézardes apparaissant à tous les endroits à la fois mais jamais directement devant nous, comme si elles voulaient éviter de bruler nos rétines pourtant avides de ces images. C'est la pluie qui nous a tiré de notre envoutement, nous forçant de trouver refuge sous notre toit.


Ce soir, j'aurai droit à un spectacle dans une salle car Nancy, via le cirque, m'a offert un billet pour Elton John au Ceasar's Palace. La grosse vie Végas qui commence!! Je vous raconte tout demain. En attendant, si vous l'avez vu ou en avez entendu parler, laissez-moi savoir comment c'était...

17 juillet 2006

The King of Splash

Ci-contre un petit projet de construction de Nancy. La hauteur, le niveau et la finition, tout était parfait!

Nous avons profité d'un congé por nous deux pour nous avancer dans le dépaquetage. La chambre des enfants et le salon sont complétés, la cuisine est à 80% (on se creuse la tête pour trouver où ira le 20% qui reste) et la chambre principale est à 60%.

Nous avons même eu le temps de rencontrer de nouveaux amis, les trois petites voisines qui sont venues jouer dans la chambre des enfants. Les liens avec le voisinage se tissent petit à petit. Hier j'ai rencontré John, l'autre pilote de Suzuki DRZ-400!

À la piscine, c'était pareil, the King of Splash a terrifié tous ses vassaux par des crises terribles d'éclaboussures. À mon grand désarroi, ceux-ci ne semblaient pas du tout apeurés! Grrr, the King of Splash will be back!

16 juillet 2006

Samedi en étapes

7h je me lève, encore fatigué. J'imagine que mes déménageurs dorment encore.

8h la famille est levée au complet et on se prépare un bon déjeuner, la journée va être longue. Mon objectif: terminer les deux chambres. On se rappellera que j'avais démonté les lits des enfants parce que je pensais les entreposer mais qu'à la dernière minute, Nancy m'a demandé de les emmener.

9h on retrousse nos manches courtes, on baisse la température à 75 et on part. Sam et moi allons attaquer son lit en premier pendant que les filles vont déballer les salles de bain.

9h05 Sam et moi sommes arrêtés. Je ne trouves plus les vis pour monter les lits! Je commence à ouvrir des boîtes, pas un maudite vis en vue. J'appelle même mes parents pour leur demander s'ils se rappellent avoir caché les vis dans une boîte en particulier. Négatif. On en profite pour se mettre à jour sur les nouvelles pendant que toutes les boîtes sont passées au peigne fin. J'ai un doute affreux qu'elles sont dans la boîte des draps.

9h45 je trouve les vis dans la boîte des livres de musique de Nancy!

10h on est repartis. Les filles ont fini les salles de bain et vont maintenant commencer la cuisine. Sam monte des tiroirs pendant que je travaille sur la structure du lit.

11h30 nous avons résolu le casse-tête et le premier lit est monté. Pounne et Nancy ont commencé à nous cuisiner un dîner. Je m'affaire à monter la table de cuisine pendant ce temps. Voici de quoi à l'air notre espace tout juste avant dîner.


12h30 tout le monde s'arrête pour manger saucisses, riz et légumes, un vrai délice. On se félicite mutuellement d'avoir avancé un tant soit peu. Sam est fou de joie d'avoir monté SEUL trois des quatres tiroirs de son lit (nous avons fait le premier ensemble comme exemple). Il a manié le tournevis avec précision, tonton Wello aurait été fier de lui!

13h45 c'est maintenant au tour du lit de Pounne d'y passer. De conception un peu plus simple, il est relativement facile comparé à l'autre.

14h45 le deuxième lit est sur pieds. Nancy entreprend avec Pounne d'enlever tous les collants qui s'y sont accumulés au fil des années.

15h30 tout le monde est tanné d'enlever des collants et il en reste une pochetée. Alors que je songeais me déplacer vers la chambre des maîtres, je me suis laissé convaincre de prendre une pause, de sortir les Playmobil et de monter une forêt. J'ai été si emporté par le jeu que j'en ai presque oublié mon propre lit qui restait à monter. En fait, je ne l'ai pas démonté avant le voyage, il s'est démonté tout seul durant le transport.


16h15 Nancy part travailler mais juste avant, elle me glisse entre les doigts un billet pour aller voir Elton John mardi soir prochain!! Je suis ravi!

16h30 j'entreprends la réfection de mon lit. En le manoeuvrant pour l'abaisser au sol de sa position verticale, celui-ci casse en deux! Pourriture de cochonnerie de lit à 5$ en ldf*.

17h Pounne a faim, on regarde l'horloge et s'aperçoit qu'on n'a pas vu le temps passer. Le jeu s'arrête, on se cuisine des oeufs, des toasts, des fêves au lard et on fait semblant de déjeuner à nouveau!

17h30 je retourne à mon travail qui s'annonce un peu plus long que prévu. Je le crible de nombreuses vis dans l'espoir de le réanimer. Ce soir, je veux dormir dans mon lit!

18h30 mission accomplie! On retourne aux Playmobil pour célébrer notre victoire.

20h dodo des enfants

20h30 j'entreprends de monter la tables d'ordinateur et de le brancher, maintenant qu'un peu plus d'espace s'est libéré dans le salon.

*******************

Ok, là je vais me coucher, si vous entendez un gros *boum* qui vous réveille, c'est probablement que ma réparation n'a pas tenu le coup. À demain.


*ldf = low-density fibers, le panneau de particules le plus cheap qu'on puisse trouver

15 juillet 2006

Écoeuré...

épuisé...
assommé...
et ça ne fait que commencer.

Quand on empaquete les boîtes, on fait ça avec ordre et minutie. D'autant plus que j'étais seul pour la majeure partie alors tout est fait à ma façon.

Mais là, c'est le total bordel! Les déménageurs sont arrivés vers 14h30, repartis vers 18h30, il faisait 43 degrés les pauvres. Heureusement, Nancy leur avait acheté chacun deux litres de Gatorade qu'ils ont avalé dans la première heure après quoi ils se sont mis à l'eau par bouteilles. Des biscuits et du cantaloup ont aussi fait leur bonheur et vers 18h, lorsque j'ai vu qu'ils commençaient à trainer de la patte avant même d'avoir attaqué le piano, je leur ai fait des burgers qui sont disparus en un temps record.

Enfin, tout s'est bien passé, il n'y a eu que deux bris dans le lot et un tapis d'appartement sévèrement taché des centaines de pas qui l'ont foulé.

Pas eu le temps de rien faire après, trop fourbu. Au moment de coucher les enfants, j'ai cherché et cherché leurs draps pour m'apercevoir que je ne les ai pas emmenés! Je revois les dernières journées de paquetage et je sais exactement où ils sont: dans le sous-sol des parents de Nancy. Je pensais alors par mégarde avoir rangé mon fer à repasser dans une boîte que j'avais entreposée et lorsque je me suis aperçu qu'il manquait le fer, papa est allé le chercher. Zut, l'erreur, ce n'était pas le fer, c'était d'avoir entreposé toute la boîte... Zut!

À ma prochaine visite à Montréal, je pars avec deux valises: une pour moi et l'autre vide pour ramener nos draps et serviettes! Ah la la! Au moins j'ai le reste mais je répète: quel bordel!

13 juillet 2006

Mon oreiller

Si vous saviez comment mon oreiller me manque. Pour mon confort et à sa grande joie de pouvoir m'aider, Pounne m'a patenté une taie remplie de toutous en attendant. Il est impossible de dormir sur une taie remplie de toutous, vous essaierez pour voir. C'est pire que d'essayer de dormir dans un siège d'avion, c'est même pire que le fond d'une tranchée (au moins quand on dort dans une tranchée, on est souvent _très_ fatigué alors on ne sent pas les roches autant qu'on le penserait).

Mais l'attente de mon oreiller tire à sa fin car c'est demain que les meubles arrivent. Paquetés avec amour, mes éphémères cartons vont devoir retourner au placard en attendant la prochaine fois. Ou les prochaines fois. J'ai l'impression que je n'ai pas fini de déménager.

Demain toutefois, je ne penserai pas au prochain déménagement, je penserai à la boîte où est rangé mon oreiller. Et à mon matelas. Et à mon ordinateur. À ma moto et à mon coffre à outils. Ma vie m'a enfin rattrappé, je respire.

On pourrait penser que ce qui compte c'est d'être avec ma famille et c'est vrai, nous aurions pu tout laisser là-bas et continuer de dormir sur un pneumatique avec une taie remplie de toutous. D'être avec ma famille c'est excellent. D'être confortable avec ma famille, c'est cent fois mieux.

Pounne va être contente de retrouver ses loyaux toutous, sacrifiés pour le bien-être de son papa... Elle a si grand coeur, elle me fait craquer! :)

12 juillet 2006

Q -> LV (1) La Maison

Que de choses sont différentes ici à Las Vegas! Ce qu'on prend pour acquis sur notre sol natal, des petits détails auxquels on ne porte pas la moindre attention, nous donnent, lorsqu'ils changent, ce délicieux sentiment de dépaysement.

Voici donc le premier chapitre de la chronique Quebec -> Las Vegas, avec comme objectif de mettre en évidence les détails anodins que j'aurai certainement oubliés dans une semaine mais qui paraissent si importants la première fois qu'ils nous sautent aux yeux.

Quebec -> Las Vegas chapitre 1 - La maison

Le broyeur à déchets. Il semble que tout foyer qui se respecte possède son broyeur dans l'évier de cuisine. Ne sachant pas trop quoi mettre ou ne pas mettre dans ce trou mystérieusement dangereux, Nancy et moi avons essayé des noyaux de cerises et des épis de maïs. Fait sauter le disjoncteur dans les deux cas et causé des éraflures aux main en essayant de le débloquer par les voies naturelles...

L'air climatisé. Nous ne saurions survivre sans cet accessoire aussi important ici que l'est le bon vieux calorifère à St-Tite des Caps. C'est bruyant, c'est difficile à ajuster pour que chaque pièce soit à la bonne température et c'est probablement plus coûteux en électricité que chauffer tout un hiver au Québec mais on s'en fiche.

La visibilité des voisins. Nous n'avons pas ce problème dans notre appart, mais les quelques maisons d'amis que nous avons visitées ne respectent pas la règle religieuse des droits de vue du Québec. Ici, une porte patio de chambre à coucher donne droit à une vue imprenable sur la porte patio de la chambre du voisin d'en arrière. Ça doit faire partie de la culture de Vegas: du divertissement visuel à bon marché.

Les toilettes à 1.6 lpf. Dans les lieux publics au Québec, à défaut de lire quelque chose de plus intéressant, on lit sur le dessus des urinoires la mention 3.8 lpf, un charmant acronyme qui veut dire 3,8 litres par flush. Quand on vit dans le désert, l'eau est sacrément importante alors on contrôle par tous les moyens le gaspillage (et nos enfants sont bien avertis qu'ici, on fait TRÈS attention à l'eau). À 1.6 lpf cependant, c'est tout juste suffisant pour un numéro 1 mais pas toujours pour le numéro 2. Merde!

La hotte de la cuisinière. Il semble que la sortie d'air, si importante pour faire sortir vapeurs et fumées de nos cuisines du Québec, n'est pas obligatoire ici. À la place, l'air est filtré de manière absolument inefficace et retourné d'où il venait avec à peu près pas d'effet. On ne se plaint pas de l'humidité qui reste dans l'air mais pour les odeurs, c'est un gros zéro.

Le réservoir d'eau chaude. J'envoie une carte postale au premier qui devine qu'est-ce qu'il y a de particulier avec le réservoir d'eau chaude à Las Vegas. Pas d'indice, c'est facile, il faut juste y réfléchir.

Ok, assez pour aujourd'hui. La prochaine fois, je parlerai des routes et automobilistes. Bonne nuit Québec.

11 juillet 2006

DMV*

Le processus d'acquisition des permis de conduire du Névada, des immatriculations et des assurances est commencé. Je n'ai d'autre commentaire que les paroles de cette chanson de Primus...

Hell!

* Department of Motor Vehicles

10 juillet 2006

Trois jours sans café


Je me suis toujours demandé combien de temps cela prendrait pour briser mon accoutumance au café. Pendant que ma cafetière roule vers le sud-ouest, je compte les jours... remontons le temps jusqu'à...

Vendredi le 7, dans l'avion, j'ai fait le plein, comme d'habitude, et mon cerveau est content de sentir les molécules de cet alcaloïde circuler librement. Ma conscience est aussi contente du buzz habituel procuré par la subsatnce psychothrope la plus répandue au monde.

Samedi le 8, premier réveil en sol amaricain, encore sous le coup du décalage horaire. Pas de café dans l'appartement, pas de sortie pour en boire un. Un gros mal de tête se développe vers 7h (10h, heure de YUL) qui se soigne à doses répétées d'acétaminophène. Ma conscience m'apporte constamment des pensées caféïnées mais en même temps entrevoit la possibilité de faire une expérience avec moi-même, tenter de briser l'accoutumance. Le défi est lancé en même temps que les Tylenol commencent à faire effet.

Dimanche le 9, réveil à 7h avec une envie très forte de sortir de l'appartement et d'aller marcher jusqu'à ce que je trouve un grand format de mon breuvage matinal. Les enfants me retiennent à la maison, on commence la journée, les activités se succèdent et l'occasion ne se présente pas. Plus tard dans la journée je ressens encore les secousses dans mon crane quand Nancy, au volant et entrant dans le stationnement d'une épicerie, me dit "il y a un Starbuck's là, veux-tu aller te chercher un café?". Arrière, démon, me dit ma conscience. Je m'entends refuser son offre à ma grande surprise. Le défi tient bon.

Lundi le 10, pas de mal de tête aujourd'hui, serait-ce la fin? J'ai pensé au café, mais pas autant que d'habitude. À l'épicerie, Pounne me tend quelques grains non-moulus que je m'empresse de croquer sans y penser. Suis-je victime d'une rechute? Non, il n'y a pa assez de cafféïne dans ces quelques grains pour faire effet, ni pour me replonger dans mon obsession. En mi-journée, je tiens bon, pas plus dérangé qu'il ne le faut par la nouvelle composition chimique de mon cerveau qui semble s'être adapté à merveille.

L'exprience est donc concluante, il aura fallu trois jours pour briser mon addiction.

Maintenant que mes résultats sont notés et que l'expérience est terminée, je vais de ce pas me chercher un bon breuvage noir et chaud, sans lait ni sucre. Ahh, j'aime la science...

09 juillet 2006

House of Steak

Pendant que notre camion roule à travers les États-Unis avec nos meubles et effets, notre vie s'organise autour d'un minimum, très minimum.

Les lits: des matelas gonflables sans draps ni couvertures, avec trois oreillers qu'on se partage à quatre. Grâce à l'ingéniosité des enfants, il en ont fabriqué un quatrième avec une taie remplie de toutous que nous allons étrenner ce soir. :)

La table d'ordinateur: un bac Rubbermaid retourné, sans espace pour faire rouler la souris.

La vaisselle: quatre assiettes de plastique que nous devons laver à chaque repas.

Les commodes pour nos vêtements: le plancher des garde-robes.

Les serviettes de bain: toujours les deux mêmes, augmentées de celle que j'ai ramené dans mes bagages.

Qui a dit que l'aventure était supposée être confortable? N'empêche que je me remémore mon dernier repas au Canada, un gros steak juteux préparé par Keny, et mon dernier sommeil dans un vrai lit chez les parents de Nancy. Je les remercie haut et fort des ces derniers instants passés avec classe.

Bon, il est rendu où le camion, là?

08 juillet 2006

Le lendemain des retrouvailles

Ma valise est arrivée aujourd'hui. Ah oui, c'est vrai, j'avais omis ce détail dans mon billet d'hier, ma valise s'est égarée en chemin, probablement dû au changement de vol. Ce fut un réel soulagement, non pas parce que mes choses ont tant de valeur, mais bien parce que j'étais tanné de porter les mêmes sous-vêtements et qu'après les avoir retournés une fois, j'étais au bout de mes options. Nancy m'a bien offert de porter les siens mais je préfère le modèle qui entoure les fesses plutôt que celui qui les sépare, question de goût.

Sam et Pounne ont été ravissants pendant cette première journée complète. Lorsque Nancy est allée travailler, nous nous sommes retrouvés dans la piscine et y avons pataugé pendant des heures. Ciel gris et vents forts nous faisaient rester sous l'eau autant que possible, les seules sorties pour aller chercher notre ballon qui ne tenait pas en place.

Au souper, nous avons sorti la table (de plastique) et les chaises (de parterre) sur le balcon et avons mangé des bons burgers tout garnis. À l'horizon, d'énormes cumulus touffus créaient une atmosphère irréelle en jetant des taches d'ombre sur les montagnes avoisinantes. Le spectacle ici est à couper le souffle, j'aurai surement de belles photos demain, aussitôt que Nancy m'aura dit où elle a mis la caméra...

07 juillet 2006

Comme disait Henri de Lagardère...

... j'y suis!

Wow, et quel voyage ce fut!

D'abord, les agents de l'immigration m'ont scruté à la loupe. Ils ont commencé par les questions habituelles: Vous allez où? Vous revenez quand? À cette dernière, j'ai répondu que je n'avais pas de billet de retour. Et hop, me voilà transféré dans la salle d'attente. Coup d'oeil à ma montre: il reste 50 minutes avant le départ de mon vol. Vingt minutes plus tard, je suis invité à aller m'asseoir avec l'agente, une bien gentille dame qui essayait fort de m'aider à entrer au pays mais les réponses que je lui donnais, les plus honnêtes possibles, lui donnaient du fil à retordre. Voici un extrait de notre conversation, remémoré et traduit librement:

"Qu'allez-vous faire au USA?"
- Rejoindre ma femme et mes enfants, dont voici une copie du visa d'entrée.
- Vous êtes légalement mariés?
- Euh, non, nous sommes conjoints de fait.
- Ahhh, ne me dites pas ça, je ne peux vous faire entrer comme dépendant alors, il faut être mariés. Vous irez voir Elvis à Végas, il va vous arranger ça.
- Merci du conseil.
- Allez-vous travailler?
- Je comptais appliquer pour un visa TN mais il me manque un papier de mon employeur. Tout ce que j'ai, c'est ce contrat de travail qui stipule que je vais coordonner leurs activités à Las Vegas.
- Montrez-moi ça... Ah non, je ne peux vous donner un visa pour le poste qui y est décrit, vous devez travailler en informatique, pas comme coordonnateur d'événements.
- Ok, je vais faire réviser mon contrat de travail alors, pour la prochaine fois.
- En attendant, je vais vous donner un statut de visiteur pour 6 mois, mais, regardez-moi bien dans les yeux, vous ne pouvez pas travailler avec ce statut. Si on vous pince, on vous déporte.
- (gulp) Je comprends...

Après cet entretien, j'étais au moins admis au pays mais j'avais l'impression que c'était passé à un cheveu. Coup d'oeil à la montre, il reste 10 minutes. Juste assez de temps, en courant comme Ben Johnson, pour prendre mon vol. Et comme Ben Johnson, après 100m, la course était finie: la file d'attente à l'inspection des bagages était loooongue. Je me faufile, je passe devant, je m'excuse auprès d'une passagère qui trouve ça bien drôle que je sois si pressé. Je demande à un agent de sécurité si je peux couper la file. Il me dit deux choses: 1) Je vais appeler la porte de départ pour qu'ils vous attendent 5-10 minutes et 2) passez par ici, la ligne est plus courte.

Je respire, il y a 3 personnes devant moi et l'avion va m'attendre. Le hic, c'est que les 3 personnes en question sont en chaise roulante, leur passage dans le détecteur de métal est interminable. Arrivé à mon tour, j'oublie un paquet de gomme dans ma poche et bip bip bip, on me passe au peigne fin. Check. Je viens pour prendre mon sac à dos, on me demande de l'ouvrir, le scan a repéré mon coupe-ongles et ils veulent voir s'il y a une lime dessus. Zip, voilà tout est ok, zip, et Ben Johnson repart.

Dans le couloir, je dépasse la passagère de tantôt pour la deuxième fois, mon stratagème pour couper le temps d'attente n'ayant visiblement pas fonctionné... argh!

Et là, bonne nouvelle, pour une fois que ça m'arrive, ma porte d'embarquement n'est pas à l'autre boût de l'aérogare mais juste au bord. Je souris, à bout de souffle, et mon sourire se fige en place lorsque je vois l'avion non pas quitter le quai mais bien arriver. Un point d'interrogation au dessus de ma tête, je demande à une dame de sécurité si c'est l'avion pour Denver, ma destination de transit, et elle me dit qu'il est parti il y a cinq minutes déjà, ça c'est le suivant qui arrive. J'ai repensé au twit qui m'avait dit que l'avion attendrait et cette fois-ci, ce n'était pas un point d'interrogation qui planait au dessus de ma tête...

Quelques bon sacres bilingues plus tard, j'ai retrouvé mes esprits, consulté l'horaire des départs et ai constaté qu'un vol direct vers Vegas partait dans une heure. Ma chance! En attendant, mon addiction à la cafféïne a pris le dessus sur moi. Dans la file d'attente du Starbuck's, presqu'aussi longue que celle de l'inspection, je croise la passagère qui me lance un regard amusé et d'un air probablement miteux, je lui dit simplement: je l'ai raté. Elle se met à rire sans pitié. Grrrr!

La première bonne nouvelle de la journée fut lorsque je réussis à obtenir une place sur ce vol direct. Je venais de sauver trois heures et demie sur mon temps d'arrivée!

Nancy est venue me chercher avec les enfants, les retrouvailles ont été pour le moins chaleureuses, j'ai vu Nancy quelques heures avant qu'elle ne parte travailler et j'ai joué pendant quatre heures non-stop avec les enfants avant de les mettre au lit!

Je suis vidé, déstabilisé, inquiet, mais tellement content d'être enfin ici! J'y suis! Pas croyable!!

À suivre...

05 juillet 2006

Démarrer, arrêter

Vous ne trouvez pas curieux que dans Windows, il faut cliquer Démarrer pour arrêter? Bien sûr, on ne peut arrêter quelque chose sans l'avoir démarré au préalable.

Par exemple, mon réveil a démarré ce matin et je l'ai arrêté, tiré sur le cordon électrique qui s'est fait enrouler proprement autour de l'appareil.

Mon cerveau a aussitôt démarré, pensant à la petite douzaine de choses à faire avant que le camion de déménagement vienne chercher mes affaires un peu plus tard aujourd'hui. Quand ils seront partis, mon cerveau arrêtera pour quelques jours en attendant mon départ.

Ma moto a démarré sous l'insistance de mon pouce sur le bouton. Quelques instants plus tard, elle s'est arrêté en face du Tim pour un bon café canadien, pas de Tim à LV, que des Starbucks... :(

Et évidemment, dans cinq minutes, je vais cliquer Démarrer sous Windows et lancer la commande Arrêter. Ce bon vieil ordinateur, toujours le dernier à entrer dans une boîte et le premier à en sortir... héhé, les priorités sont ce qu'elles sont.

Alors je dis au revoir St-Hubert, QC, Canada. Adieu tout le monde, la prochaine fois, je vous reparle de l'autre côté de la frontière, sous les palmiers, vendredi ou peut-être samedi. D'ici là, bonne semaine!

04 juillet 2006

Maman, Papa, François

Mon frère et mes parents sont passés me voir aujourd'hui et m'ont aidé à tout terminer. Pour être franc, c'est une chance qu'ils soient venus, je ne sais pas si j'aurais eu le temps de tout faire le reste tout seul: changer quelques luminaires, décrocher les porte-manteaux, entreposer trois voyages de boîtes dans le sous-sol des parents de Nancy, il me semblait que j'avais presque terminé à tout empaqueter mais après une journée comme celle-ci, je m'aperçois que j'ai encore sous-estimé mon temps (un de mes grands défauts, selon Nancy).

Puis, en milieu d'après-midi, après un pique-nique de sandwiches et de crudités que maman nous avait préparé, un café et dessert nous attendaient chez le papa de Nancy qui nous a reçus comme des rois. Ce fut un moment bien agréable mais un violent orage nous a ramenés à la maison en hâte car nous avions laissé les fenêtres ouvertes et savions que cette pluie n'hésiterait pas à entrer faire la connaissance du plancher.

Pendant toute cette journée, les conversations furent courtes et terre-à-terre comme passe-moi le tournevis, on va manquer de boîtes, ces chips aux piments sont délicieux. À mesure que la journée avançait, nous sentions tous approcher l'heure du départ. Mon angoisse face à cet instant augmenta au point de me rendre distrait et confus.

Au moment de se dire adieu, j'ai d'abord embrassé papa, un trémolo dans la voix lorsque de sincères paroles de bonne chance furent échangées. Ensuite maman, pendant une longue minute, m'a serré de toutes ses forces, les yeux mouillés, nos sentiments tordus au point de rompre les fibres de nos ames. Enfin François, toujours encourageant dans ses mots, un positif inébranlable.

Ils sont partis.

Une heure après, je suis encore secoué de sanglots, atterré comme lorsque Nancy avait subi son accident, complètement à l'envers.

Je sais, je sais, je vais rejoindre ma famille dans trois jours, je devrais me réjouir. Je n'arrive juste pas à me contenir, c'est plus fort que moi, désolé...

03 juillet 2006

La toile de fond

J'ai les yeux grand ouverts. Autour de moi, il n'y a plus rien à voir que la toile de fond qui arborait autrefois, il y a une ou deux éternités, les couleurs de ma vie. La trame sonore, les jeunes et vieux rires qui ont résonné entre les six faces de cette demeure, est aussi muette.

Si je ferme les yeux et bouche mes oreilles, j'arrive à voir et entendre ma famille, ils sont là tout près! Je serre Sam contre moi et cède aux bras tendus de Pounne qui veut m'embrasser sur la joue. La gorge serrée, j'arrive à murmurer "comme je vous aime mes petits, vous m'avez tellement manqués". Nancy est près de moi et s'approche pour m'offrir ses lèvres, je lui lance un regard plein de tendresse. Comme tant de fois auparavant, notre famille se serre les uns contre les autres, juste contents d'être ensemble et de pouvoir compter sur l'amour qui nous unit.

Mes yeux s'ouvrent et devant moi, la toile de fond, vierge et fade. Les vapeurs d'émotion se dissipent, mon visage reprend l'expression neutre qui le caractérise depuis quelques mois. Puis, sans trop comprendre pourquoi, l'illusion disparaît. Ce lieu n'est rien d'autre qu'un cube de bois et de plâtre, il n'est plus rien.

À quelque part à Las Vegas, une nouvelle toile se dessine...

02 juillet 2006

La vente de garage

Ça m'a fait du bien de sortir en moto ce soir, j'avais les muscles fiévreux de soleil et l'air de la soirée m'a bien rafraichi. C'était aujourd'hui ma vente de garage, celle que j'attendais depuis un moment. Et quelle journée j'ai choisie!

À la météo, j'avais vu la veille que la journée serait ensoleillée avec des nuages et 30% de probabilité d'averses. Bah, plutôt positif comme météo. Feu vert!

J'ai commencé la journée sur les dents. Je venais de voir partir les quatre électro-ménagers du gars qui les a achetés, j'avais au moins 20 brassées de matériel à sortir avant de pouvoir commencer à vendre. Ça m'a pris une heure pour sortir 90% du matériel, le dernier 10% est resté dans la maison, faute de temps. Les gens se sont mis à arriver et sitôt les ventes commencées, je suis resté au poste.

Mais pendant que j'essayais de plaire à ma clientèle, le vent est devenu un facteur de distraction important. Des rafales de fous se sont mises à tout jeter par terre, l'aquarium à l'envers, les nouilles de piscine rendues de l'autre côté de la rue, les chaises renversées, les poussettes déplacées. Difficile de tenir un kiosque en ordre quand Burt court partout après son matériel!

Malgré tout, la matinée est passée et la plupart des gros morceaux sont partis dans des mains, pas au vent. En début d'après-midi, un gars débarque de sa voiture, sa femme reste dedans avec les enfants. Il a vu la paterre et il la veut. On négotie, on s'entend sur le prix, le gars vient pour payer et il me sort un maudit gros vingt piastres. Je fouille dans mes poches et il n'y a pas le moindre change au delà de quelques pièces.

Alors le gars colle, sa femme s'impatiente, elle part, il colle. Que pourrait-il prendre d'autre pour quatre piastres? Il flaire aux alentours et pendant ce temps, les deux Kevin du quartier arrivent ensemble. Ils sont mignons, il me montrent chacun une poignée de pièces et ils s'élancent dans le coin des jouets.

L'autre gars lui, il essaie d'avoir un item qui valait 15$ pour quatre piastres, il négocie fort, il joue dur, on voit qu'il est habitué, mais je ne bouge pas, je suis plus fort que lui. Un des petits gars me demande s'il peut avoir un bidule, je dis oui pour 50¢ et il est tout heureux de me les donner.

Mon colleux s'aperçoit qu'il y a des pièces qui entre dans ma poche alors il est décidé qu'il va attendre que quatre piastres de ces petits gars passent dans mes mains. Les garçons toutefois sont indécis, il n'y a pas grand chose qu'ils aiment dans le lot mais ils sont tout de même très décidés à dépenser toute leur somme.

L'autre gars colle. Il est patient le fauve. À coup de 25¢ et 75¢, les pièces des garçons entrent mes poches, je fais le compte et les lui remets au fur et à mesure.

La dernière piastre et vingt-cinq a été particulièrement longue, notre patient-devenu-impatient ami qui attendait son dernier une et vingt-cinq devait craindre la réaction de sa femme aux explications qu'il devrait donner pour justifier son absence prolongée. Bien sincèrement, je commençais aussi à avoir hâte de le voir partir et lorsque les pièces sont finalement passées des mains des garçons aux miennes aux siennes, je l'ai regardé s'en aller avec sa paterre en pensant à tout ce temps qu'il venait de perdre pour une maudite piastre et quart. Étrange de constater que l'expression "le temps c'est de l'argent" ne vaut pas la même chose d'un individu à l'autre.

Puis vient la soirée, il ne reste presque plus rien, je fais le tri, je jette tout ce qui est scrap et le reste je l'étale sur la table. Quelques clients viennent, on est plus relax maintenant que le soleil est plus bas. J'ai fait encore quelques ventes et me suis félicité d'être resté ouvert jusqu'à tard. Les Arjona sont venu me voir, ils ont pris quelques items. Guillermo, voyant que je n'avais pas vendu une étagère dit qu'il la prendrait pour son storage. Je lui dit que c'est mon père qui a fait cette armoire en 1975. Il refuse alors de l'acheter et m'offre de la garder pour moi avec obligation de la reprendre à mon retour. Je ne suis pas sentimental pour ces choses habituellement mais ce geste de Guillermo m'a touché. Merci mon ami.

Après la douche, la courte ballade dans un St-Hubert entre chien et loup m'a fait un grand bien. En partant, j'ai laissé tous les items non-vendus sur la table avec un écriteau "Tout à donner". À mon retour, la table était vide et je me suis instantanément traité d'idiot pour ne pas avoir écrit sur le carton "incluant la table".

01 juillet 2006

Rue St-Laurent

Hier soir, je me suis retrouvé sur la rue St-Laurent. Mon ami Daniel, celui qui n'aime pas être nommé, m'avait invité pour un souper tranquille avec son ami Mike et une visite au Festival de Jazz. Comme j'essaie d'absorber chaque couleur, chaque odeur et chaque molécule de ce pays, et que de voir cet ami une dernière fois avant de partir est au sommet de ma liste de choses à faire, juste derrière revoir mes parents et mon frère, j'ai descendu puis remonté la rue St-Laurent vendredi soir.

Parenthèse. Le banlieuzzzard que je suis n'a pas souvent cette occasion et généralement préfère une sortie dans un parc que dans le coeur du nite-life d'une ville. Toutefois, ce banlieuzzzard trouve toujours agréable l'occasion lorsqu'elle se présente. Fermez la parenthèse.

La rue était bondée, quelques uns marchaient dans une direction ou dans l'autre tandis que la majorité ne marchait dans aucune direction particulière. Je me suis mis à observer les gens. Essentiellement, j'ai pu les classifier en deux catégories. La première contient ceux qui bavardent entre amis, s'échangent des poignées de main, boivent un verre sur la terrasse en discutant football, musique, films, vacances, bref tout ce dont on discute lorsqu'on retourne dans son clan. L'autre catégorie est faite de regards furtifs échangés du coin de l'oeil lorsqu'on croise quelqu'un du sexe opposé ou parfois du même. Dans cette danse, les femmes sont maquillées et avantageusement habillées, prêtes à lancer des défis aux hommes qui eux montrent leurs muscles et laissent entendre leur discours pour répondre à ces défis et exposer leurs atouts.

Ne t'en fais pas Nancy, j'étais dans la première catégorie... ;)

Puis ce matin, de très bonne heure, je me suis retrouvé sur la rue St-Laurent. Non, je n'ai pas croupi sous un banc en espérant que se dissiperaient les vapeurs éthyliques sans trop me faire déranger. Non, je me suis levé tôt pour aller travailler, ma première journée dans mon nouvel emploi! Arrivé un peu d'avance, j'ai arpenté la rue au moment où ce quartier de la ville n'est pas encore éveillé. Quelques personnes avec des intentions complètement différentes de celles des autres de la veille marchaient avec cette fois une direction bien précise qui les amènerait là ou ils avaient affaire. Les gros aspirateurs géants bouledoguaient leur chemin pendant que mes nouveaux collègues et moi chargions le camion. Destination: La Ronde, pour faire la promotion du nouveau manège: le Goliath. J'ai pu porter l'unité Pixman mais j'ai surtout pu voir les problèmes et solutions d'un déploiement, chose très importante car j'aurai à gérer ça à LV. J'ai même pu essayer le manège et c'est très, très, très rapide. La première descente colossale en quasi chute libre, suivie rapidement de remontées et redescentes qui nous amènent jusque dans le stationnement à l'est du parc, procure des accélérations à couper le souffle. Au moment où le train ralentit en fin de course, une surprise vous attend! Essayez-le, vous m'en reparlerez.

Mais pour en revenir à mes moutons, la rue St-Laurent, il ne me restait qu'à dire: bye rue St-Laurent, bye innomable ami Daniel.

Demain: Vente de garage! Venez! Venez!!